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A quoi sert la prévoyance ?

Achevé de rédiger le 08/03/2013

Nous traitons dans cette rubrique des assurances prévoyance suivantes :

la GAV (garantie des accidents de la vie),

l’assurance temporaire décès,

la garantie obsèques,

l’assurance emprunteur

la prévoyance « Madelin ».

Toutes n’entrent pas en jeu pour les mêmes raisons. Avant de vous lancer, identifiez bien vos besoins.

La garantie des accidents de la vie (GAV)

Elle va vous indemniser pour les accidents domestiques, rarement pris en charge par ailleurs, faute de personne responsable. C’est le cas classique de la glissade tout seul dans l’escalier, ou la chute de l’échelle.

Elle n’est pas toujours utile.

En cas de décès accidentel par exemple, toutes les autres assurances décès joueront :

la temporaire décès,

l’assurance emprunteur,

la garantie Madelin pour les indépendants.

En revanche, les petites invalidités sont mal couvertes par les autres contrats qui interviennent souvent à partir d’un taux d’invalidité plus important (33% ou plus souvent 66%). La souscription peut alors être utile.

L’assurance obsèques

Cette garantie n’a d’autre vocation que de prendre en charge les frais occasionnés par l’organisation de vos obsèques : cercueil, etc.

Ici, l’objectif est de soulager vos proches, qui n’auront ni à organiser, ni à prendre en charge les frais occasionnés par votre enterrement.

L’assurance temporaire décès

Elle verse un capital à vos ayants droits en cas de décès.

On la confond souvent avec l’assurance vie, alors qu’elle est fondamentalement différente. Elle permet, en versant des sommes très raisonnables, de faire profiter à ses proches de sommes parfois très importantes en cas de décès (par exemple 300 à 500 euros par an contre une garantie décès de 150.000 euros).

Elle est très utile pour toutes les jeunes familles qui n’ont pas encore les moyens d’épargner via une vraie assurance-vie, mais qui veulent tout de même se protéger très correctement en cas de décès. Combien d’année faudra-t-il en effet, en phase de constitution d’épargne et après un achat immobilier, pour réussir à économiser 150.000 euros à un jeune couple ?

L’assurance temporaire décès sert à cela, à protéger ses proches quand on n’a pas les moyens d’épargner.

A recommander et à souscrire à tous les moments importants de la vie : mariage, naissance, divorce, …

La garantie prévoyance Madelin

Sa vocation est surtout professionnelle.

C’est le régime complémentaire de prévoyance de tous les travailleurs indépendants. Elle les couvre en cas

de décès,

d’invalidité,

ou d’arrêt de travail.

Elle est généralement conseillée, mais dans certains cas, plutôt rares, elle peut s’avérer inutile :

Soit parce que la personne qui dans le foyer exerce cette profession indépendante n’est pas celle qui contribue financièrement le plus au train de vie du foyer,

soit parce que l’activité exercée supporte les grandes cessations d’activité suite à maladie (consultant en informatique, en communication, etc.).

Elle est en revanche plus que conseillée aux artisans et commerçants pour assurer la continuité de l’activité, éviter qu’il ne faille jeter des stocks et permettre au conjoint associé de continuer à exploiter l’affaire, quoiqu’il arrive.

D’autres encore, comme les professions médicales à très gros revenus, peuvent en avoir besoin mais lui préférer une autre forme non assortie de l’avantage fiscal associé.

Parmi toutes les formes d’assurance prévoyance que nous traitons ici, c’est en effet la seule à bénéficier d’un avantage fiscal à l’entrée : votre prime est déductible dans une certaine limite de votre revenu imposable.

Mais attention, en contrepartie, les prestations qui seront servies en cas de problème (rente de conjoint en cas de décès par exemple) seront soumises à l’impôt « plein pot », soit exactement comme un salaire ou une retraite ! Ceux qui savent déjà qu’ils auront de très gros revenus à la retraite peuvent ne pas souhaiter y ajouter ces prestations très fiscalisée et préférer des contrats de type prévoyance ou temporaire décès non-Madelin, qui n’autoriseront aucun avantage fiscal sur les cotisations, mais dont la fiscalité sera plus douce sur les prestations servies. C’est un point à vérifier avec votre expert-comptable ou votre avocat fiscaliste en fonction de votre situation de fortune et de vos anticipations.

L’assurance emprunteur

Avec elle, à la limite, vous n’aurez pas à décider si oui ou non vous souscrivez : dans la plupart des cas, elle est quasi obligatoire. C’est cette assurance qu’on vous demande en garantie quand vous souscrivez un prêt immobilier. Et, c’est une très bonne chose.

Son principe est simple : en cas de problème (décès, d’invalidité ou d’arrêt de travail), l’assureur règle vos échéances de crédit à votre place au banquier. C’est en effet un acte de protection indispensable de votre famille.

Imaginez : vous décédez quatre ans après avoir acheté une maison. Avec l’assurance emprunteur, votre conjoint n’a plus rien à régler, l’assureur verse le solde au banquier et votre famille est pleinement propriétaire de votre maison.

Et, même, si vous êtes fortuné et que vous pourriez vous en passer, c’est toujours un souci de moins pour votre conjoint en cas de décès.

Et de toute façon c’est aussi, même si c’est un peu trivial, une excellente opération financière : si vous décédez cinq ans après le début du prêt par exemple (prêt de 200.000 euros sur 20 ans), vous aurez cotisé à hauteur de 500 à 1.500 euros par an, soit sur cinq ans, à hauteur de 2.500 à 7.500 euros, quand le remboursement va s’élever, lui, à plus de 150.000 euros…

Bien sûr, si tout se passe bien, l’assureur ne vous verse aucune prestation et ne vous rembourse pas pour autant votre prime d’assurance au terme. C’est comme la plupart des assurances prévoyance, une assurance à fonds perdus.

Rédigé par Mireille Weinberg

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